Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

4 avenue Hoche | 75008 Paris

00 33 1 75 43 62 62

Reconstruction mammaire par prothèse

Parmi les différentes solutions de reconstruction mammaire, la prothèse est la technique la plus simple, et qui ne crée pas de cicatrice supplémentaire. Elle est indiquée chaque fois que possible en première intention.

La reconstruction mammaire par prothèse mammaire ‘est la technique la plus simple, et qui ne crĂ©e pas de cicatrice supplĂ©mentaire. La prothèse est formĂ©e d’une enveloppe de gomme de silicone, remplie d’un gel de silicone de haute densitĂ©.

Dans quels cas envisager une reconstruction mammaire par prothese ?

La reconstruction mammaire par prothèse est privilégiée aux autres techniques dans les cas suivant:

  • Le sein restant n’est pas TROP GROS, NI TROP TOMBANT
  • ET votre peau thoracique est de bonne qualitĂ©

La reconstruction mammaire par prothèse est contre-indiquée de façon formelle, lorsque la peau thoracique est de mauvaise qualité, fixée ou tendue.
Dans ces conditions, le risque d’exposition Ă  l’air et d’infection de la prothèse est majeur. Il faut privilĂ©gier la reconstruction par lambeau.

DĂ©roulement de l’intervention

reconstruction mammaire par prothèseElle est réalisée sous anesthésie générale et dure 1 heure 30.

La cicatrice de mastectomie est utilisĂ© pour introduire la prothèse, donc aucune cicatrice supplĂ©mentaire n’est crĂ©Ă©e sur le sein.
La prothèse est introduite dans une cavitĂ© crĂ©Ă©e en arrière du muscle grand pectoral, contre les cĂ´tes. Nous plaçons volontairement la prothèse derrière le muscle afin d’en dissimuler les contours par une Ă©paisseur plus importante de tissus.

Selon la souplesse tissulaire , une prothèse mammaire plus ou moins volumineuse sera posée (schéma ci-contre).

Un drain permet d’aspirer les Ă©coulements post-opĂ©ratoires et diminue le risque d’hĂ©matome.

En cas de faible couverture de l’implant par le muscle, nous pouvons utiliser une matrice dermique acellulaire pour augmenter la protection de l’implant, et rĂ©duire les risques de coques.

Quel type de prothèse utilise-t-on pour la reconstruction mammaire ?

Prothèse mammaire en gel de silicone cohésif

  • J’utilise de façon exclusive des prothèses en gel de silicone.
  • Les prothèses en silicone que j’utilise, sont prĂ©-remplies d’un gel de silicone cohĂ©sif. Ceci signifie qu’en cas de rupture de la prothèse, le silicone Ă©tant solide et non liquide, ne se rĂ©pand pas dans les tissus. L’ablation de la prothèse est alors très simple, et les risques de diffusion de silicone très faibles.
  • La surface des prothèses est dite “texturĂ©e“, c’est Ă  dire irrĂ©gulière et granuleuse pour rĂ©duire le risque de coques, mais surtout pour permettre une meilleure adhĂ©rence de l’implant en cas d’implants mammaires anatomiques plus naturels en reconstruction mammaire et donc Ă©viter leur rotation.

Prothèse mammaire anatomique

Il faut distinguer 2 types de prothèse ou implant mammaire:

  • prothèses rondes
  • prothèses anatomiques

Les prothèses rondes sont des hémi-sphères, tandis que les prothèses anatomiques ont une forme plus naturelle avec un volume réparti de façon plus importante dans la portion inférieure de la prothèse.
En reconstruction mammaire, j’utilise de façon quasi-exclusive les prothèses anatomiques, car elles permettent un aspect plus “naturel” de la forme du sein reconstruit.

prothesess mammaires rondes anatomiques

A droite : une prothèse mammaire RONDE classique

A gauche : deux prothèses mammaires ANATOMIQUES de projection différente. Le volume est plus grand dans la partie inférieure de la prothèse, donc aspect plus naturel du sein reconstruit.

Résultats de la reconstruction mammaire par prothèse

Le volume du sein reconstruit est ferme, peu mobile et haut situĂ©, d’aspect “juvĂ©nile”.

Cet aspect lĂ©gèrement figé du sein reconstruit peut ĂŞtre plus naturel lorsque l’on associe Ă  la pose de la prothèse un avancement de la peau abdominale. Cette technique prĂ©sente l’avantage de crĂ©er un aspect au sein lĂ©gerement tombant avec un sillon sous-mammaire mieux dĂ©fini.

Un deuxième, voire un troisième temps opĂ©ratoire seront nĂ©cessaires Ă  quelques mois d’intervalle pour symĂ©triser le sein controlatĂ©ral et reconstruire l’arĂ©ole et le mamelon.

Le rĂ©sultat dĂ©finitif de la reconstruction mammaire par prothèse s’obtient Ă  3 mois post-opĂ©ratoire.

Quelles sont les suites opératoires ?

  • En raison de la distension du muscle grand pectoral par la prothèse, la douleur est assez importante les premiers jours. Elle est systĂ©matiquement prise en charge de manière prĂ©ventive et adaptĂ©e Ă  votre cas.
  • Le premier pansement est gĂ©nĂ©ralement enlevĂ© le surlendemain de l’intervention, et remplacĂ© par un soutien-gorge de sport, sans armature, s’ouvrant par devant. Surtout, pour Ă©viter que la prothèse ne se dĂ©place vers le haut ni ne tourne, vous devrez aussi porter une bande de contention mammaire, qui est une sorte de ceinture de Velcro qui appuie sur le haut des seins. Soutien-gorge et contenseur mammaire doivent ĂŞtre achetĂ©s avant l’intervention et doivent ĂŞtre portĂ©s nuit et jour pendant au moins un mois.
  • Le drain est enlevĂ© entre le deuxième et le cinquième jour, mais sa prĂ©sence n’empĂŞche pas votre sortie Ă  partir du deuxième jour si votre Ă©tat l’autorise : vous reviendrez en consultation pour le faire enlever.

Risques de la reconstruction mammaire par prothese

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans les conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication.

1. Complications précoces : les complications de tout acte chirurgical sont possibles. Parmi elles, nous citerons :

  • complications locales : un hĂ©matome ou un Ă©coulement de liquide lymphatique peuvent motiver une reprise chirurgicale pour laver et drainer la loge de la prothèse. En cas d’infection, la prothèse devra ĂŞtre retirĂ©e et il faudra attendre plusieurs mois avant d’envisager d’en replacer une autre.
  • complications gĂ©nĂ©rales : PhlĂ©bites et embolies pulmonaires font l’objet d’un traitement prĂ©ventif. Exceptionnellement, une hĂ©morragie importante peut nĂ©cessiter la transfusion de sang ou de produits dĂ©rivĂ©s du sang.

2. Complications tardives : la prothèse comporte des risques spécifiques.

  • Une fissuration ou une rupture de la prothèse peuvent survenir plusieurs annĂ©es après la pose de la prothèse. Elles nĂ©cessitent le changement de l’implant.
  • De mĂŞme, la formation toujours possible d’une coque pĂ©ri-prothĂ©tique (rĂ©action cicatricielle fibreuse autour de la prothèse) peut dĂ©former le sein et/ou ĂŞtre douloureuse au point de motiver le changement de la prothèse, voire son ablation dĂ©finitive, dans un dĂ©lai variable.
  • Pour le reste ce sont les complications classiques des prothèses mammaires.

Poser votre question

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 Commentaires

  • maelle
    3 février 2017

    bonjour
    est il vrai que si l’on est fumeuse la prothese ne prendra pas
    merci

    • Dr. Yohann DERHY
      7 février 2017

      Bonjour, le tabac rĂ©duit les capacitĂ©s de cicatrisation de la peau. Dans le cas de la reconstruction mammaire, le risque est que la peau nĂ©crose partiellement ce qui mettrait la prothèse Ă  nu, et obligerait Ă  son retrait. Il est donc prĂ©fĂ©rable pour une reconstruction mammaire par prothèse d’arrĂŞter le tabac 1 mois et demi avant l’intervention. Cordialement,