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Toxine botulique | Principes et recul

C’ est le terme scientifique qui désigne le botox. Cette substance sécrétée initialement par une bactérie est utilisée à de très faibles doses pour bénéficier de ses formidables propriétés de relaxation musculaire. Son efficacité en fait un traitement très apprécié dans le monde entier. Et surtout, parfaitement toléré !

Qu’est-ce que la toxine botulique ?

C’est une substance qui diminue la contraction des muscles en agissant au niveau de la jonction neuromusculaire (action myorelaxante).

Toxine botulique A et B

Il existe précisément 7 différents types de toxine botuliques. Seuls les sous types de toxine botulique A et B sont utilisés en thérapeutique.

Le sous-type A est celui utilisé dans le Botox, et considéré comme le plus efficace chez l’homme.

Le recul sur la toxine botulique en esthétique est supérieur à 20 ans

L’innocuité du botox est prouvée. La connaissance de cette toxine botulique remonte à la fin du 19ème siècle.

Isolement de la toxine botulique

La fameuse bactérie productrice de la toxine botulique, a été isolée en 1897 lors d’une intoxication alimentaire par un jambon, qui se traduit par une paralysie musculaire étendue. Elle est nommée clostridum botulinum.

La toxine botulique sera isolée 25 ans plus tard. Dans les années 1960, le Dr Alan Scott, décide d’utiliser les propriétés de la toxine pour corriger le strabisme. C’est la première utilisation chez les hommes qui débute en 1978.

Les utilisations initiales étaient en ophtalmologie, puis…

  • Depuis 1978, les médecins utilisent le botox pour corriger le strabisme de l’enfant, les tics du visage et les clignements incontrôlables de l’œil.
  • En France, les premières autorisations de mise sur le marché (A.M.M.) sont apparues à partir de 1990 pour certaines indications pathologiques (ophtalmologie, O.R.L, rééducation fonctionnelle, neurologie)
  • En ce qui concerne l’esthétique médicale, le Docteur Carruthers, ophtalmologiste au Canada s’est aperçu le premier que ses patients traités par la botox avaient moins de rides autour de l’œil que les autres. En 1990, une patiente observatrice lui demanda d’harmoniser l’autre œil : c’est ainsi que l’indication esthétique de la botox est née.
  • La toxine botulique sous le nom de BOTOX ® à reçu, aux États-Unis, l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) en 2002 pour son utilisation dans le traitement des rides inter-sourcilières ou « rides du lion ».

Depuis 2003, l’utilisation esthétique est permise en France

  • En février 2003, les autorités administratives françaises ont pour la première fois délivrée une autorisation de mise sur le marché (A.M.M.) dans un but esthétique sous le nom de VISTABEL ® (laboratoire ALLERGAN ®). Cette autorisation concerne l’utilisation esthétique pour le traitement des rides de la glabelle (rides inter-sourcilières ou « rides du lion ») sous certaines conditions de compétence des praticiens et de modalités d’utilisation.
  • Pour le cas ou des injections seraient pratiquées

Mode d’action de la toxine botulique

La toxine botulique bloque la libération d’acétylcholine au niveau de la jonction neuromusculaire. La conséquence est que le muscle ne reçoit donc plus le signal nerveux, et ne va pas se contracter. L’effet du botox est obtenu !

Selon les traitements souhaités, le principe d’utilisation de la toxine botulique est différent.

Mode d’action sur les rides

Le but du botox le plus souvent recherché est de réduire l’action des muscles situés au niveau du front et du contour des yeux, afin d’atténuer aussi bien les rides horizontales que les rides verticales provoquées par la contraction de ces muscles.

Une telle utilisation permet de lisser les reliefs cutanés et d’obtenir ainsi un effet de rajeunissement par relâchement de la tension musculaire.

Cette même action s’obtient au niveau des rides du nez, des lèvres ou encore des cordes du cou.

Mode d’action sur la position des sourcils

D’un point de vue plus global, il faut savoir que la position des sourcils est assurée par un équilibre entre deux forces opposées, constituées par :

  • des muscles abaisseurs (situés au voisinage des sourcils)
  • un muscle releveur (le muscle frontal).

En bloquant l’action des muscles abaisseurs, la botox permet donc de remonter le sourcil. C’est tout simple !

Le principe est le même pour la remontée de la pointe du nez ou des commissures des lèvres par Botox

En effet, la toxine botulique va réduire l’action des muscles qui abaissent la pointe ou la commissure des lèvres, permettant aux muscles antagonistes d’hyper-agir, et donc de remonter lèvres ou nez en position souhaitée.

Conséquences de ce mode d’action

En ce qui concerne la balance entre les muscles abaisseurs et élévateurs, le botox en atténuant l’action d’un groupe de muscle, atténue les rides dues à ces muscles mais libère l’action des muscles antagonistes : le but est de traiter la balance musculaire et d’obtenir ainsi une harmonisation du visage.

 dans le domaine de l’esthétique en dehors de ce site anatomique, elles seraient alors réalisées « hors A.M.M ».

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