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Prothèse mammaire en silicone

L’implant mammaire le plus utilisé est rempli de gel de  silicone.
Le développement technique des laboratoires fabricants de prothèse mammaire a permis de mettre au point un gel de silicone cohésif, qui ne coule pas en cas de rupture de la prothèse.

Prothèse mammaire en silicone PIP

Le Docteur Yohann DERHY n’a jamais posé de prothèses mammaires en silicone PIP. Cette information est à l’intention de mes patientes anciennement opérées. Pour en savoir plus sur les recommandations officielles de l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) pour les femmes ayant une augmentation mammaire par prothèse PIP.

 Avantages et inconvénients de la prothèse mammaire en silicone

Ce sont aujourd’hui les implants mammaires de choix. Les risques qu’on leur incriminait ont fait l’objet de nombreux rapports témoignant de leur innocuité.

Avantages prothèse mammaire en silicone

implant mammaire siliconeLes avantages des implants mammaires en silicone sont une durée de vie des implants mammaires plus longues (certains fabricants les garantissent à vie), un aspect plus naturel, l’absence de vagues ou plis. La consistance est ferme, d’aspect plus naturel.

Sur cette photo, on voit que le gel de silicone se divise en 2 blocs.

Il n’y a donc pas de silicone liquide, et donc pas de risque de voir la silicone se répandre dans les tissus.

C’est le très grand intérêt des implants mammaires en gel de silicone COHÉSIF.

Inconvénients prothèse mammaire en silicone

L’implant ne peut être gonflé durant l’intervention. Le choix de ses dimensions doit donc être précis avant l’intervention.

Faut-il changer un implant mammaire en silicone ?

Aujourd’hui, les prothèses mammaires de dernière génération nécessitent une surveillance clinique par le chirurgien et radiologique tous les 5 ans.

En l’absence de rupture de la prothèse, il n’est pas nécessaire de changer l’implant. La notion de changement obligatoire tous les 10 ans n’est donc plus d’actualité.

De plus, je pose des prothèses mammaires en silicone cohésif pour lesquelles les laboratoires assurent une garantie à vie de la qualité de l’implant vis à vis des ruptures éventuelles.

Conclusions du rapport remis en 1998 par la commission d’étude indépendante (Indépendant Review Group, ou IRG) au ministère de la santé sur les silicones  :

1. « Il n’y a pas de preuve histologique ni immunologique d’une réaction immunitaire anormale aux implants mammaires.
2. Il n’y a pas de preuve épidémiologique d’un lien quelconque entre les implants mammaires pré-remplis de gel de silicone et une quelconque maladie du tissu conjonctif. S’il existe un risque de maladie du tissu conjonctif, il est trop faible pour être quantifié. L’IRG ne peut pas justifier la recommandation d’études épidémiologiques complémentaires pour explorer cette hypothèse.
3. Il n’y a pas de preuve solide à l’existence d’une maladie du tissu conjonctif typique ou à des troubles indéfinis tels qu’un « empoisonnement à la silicone ». Il est possible que d’autres pathologies telles qu’une infection chronique à bas bruit puissent exister dans certaines maladies non spécifiques rapportées chez quelques femmes porteuses d’implants mammaires pré-remplis de gel de silicone.
4. La réponse biologique globale aux silicones correspond à une réaction à corps étranger conventionnelle, et non à une réaction toxique inhabituelle.
5. Il n’y a aucune preuve que les enfants des femmes porteuses d’implants mammaires pré-remplis de gel de silicone présentent un risque augmenté de maladie du tissu conjonctif.
6. L’IRG admet qu’il existe des questions telles que l’incidence exacte des ruptures, au sujet desquelles les données scientifiques sont incomplètes et ne permettent pas de tirer des conclusions rigoureuses. »

INFORMATIONS RELATIVES AUX PATIENTES CANDIDATES à L’AUGMENTATION MAMMAIRE PAR PROTHESE MAMMAIRE PRE-REMPLIE DE GEL DE SILICONE (AFSSAPS, 2004)

Durée de vie de la prothèse mammaire

Une prothèse mammaire remplie de gel de silicone a une durée de vie que l’on ne peut estimer précisément a priori puisqu’elle dépend de l’éventuelle survenue de complication. La durée de vie de la prothèse mammaire ne peut être garantie. Une femme qui a une prothèse mammaire peut s’attendre à avoir d’autres interventions dans sa vie pour que l’effet bénéfique de la prothèse mammaire soit maintenu.

Les risques liés aux prothèses mammaires pre-rémplies de gel de silicone

Ce document est destiné à vous apporter des informations générales sur les risques liés aux prothèses mammaires pré-remplies de gel de silicone. Ce document ne précise pas les risques liés à l’anesthésie et à la chirurgie. N’hésitez pas à demander à votre chirurgien des informations spécifiques sur l’implant que l’on a envisagé de mettre en place. Plusieurs complications peuvent être observées :

La contracture capsulaire

La formation d’une capsule autour d’une prothèse mammaire relève d’un processus attendu. C’est une réaction normale de l’organisme qui forme une sorte de membrane, autour de tout tissu étranger afin de l’isoler et de se protéger. Dans certains cas, cette membrane s’épaissit et forme une véritable coque fibreuse autour de la prothèse mammaire : il s’agit de la contracture capsulaire. On distingue 4 stades de fermeté qui vont de l’aspect normal indétectable aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux appelé contracture. La constitution de ces coques pourrait être favorisée par le passage de gel de silicone à travers l’enveloppe de la prothèse mammaire. La fréquence de cette complication ne peut être globalement estimée puisqu’elle varie en fonction de l’indication, du type et de la qualité de la prothèse et des conditions d’implantation. La coque expose surtout à une complication d’ordre esthétique mais il peut être nécessaire de réintervenir en cas de gêne fonctionnelle ou de douleur. La position de la prothèse mammaire derrière le muscle pourrait diminuer la fréquence de constitution de coque. La technique chirurgicale alternative, précisée dans ce document, peut être proposée dans certains cas de reconstruction si le risque de contracture est élevé.

La rupture

Il existe des facteurs favorisants tels qu’un traumatisme violent et l’ancienneté de la prothèse mammaire. Lorsque la prothèse mammaire remplie de gel de silicone se rompt, le gel peut soit rester dans l’enveloppe fibreuse qui entoure l’a prothèse mammaire et cela peut passer inaperçu soit diffuser à travers l’enveloppe fibreuse et provoquer l’apparition d’une réaction à corps étranger sous forme de nodules (siliconomes) et des ganglions inflammatoires peuvent même apparaître. En cas de rupture, la prothèse mammaire sera extrait et remplacé chirurgicalement et les signes inflammatoires disparaîtront.

La formation de plis ou d’aspects de vagues

Les plis de l’enveloppe de la prothèse mammaire peuvent être visibles sous la peau donnant un aspect de vagues, surtout dans la partie supérieure du sein. Ce phénomène serait d’autant plus fréquent que les prothèses mammaires sont pré-remplies d’un gel plus souple. Cette complication expose au risque de rupture par usure prématurée de l’enveloppe sur un pli.

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4 Commentaires

  • Christine
    7 novembre 2016

    Bonjour, suite à un cancer du sein a 39 ans, la Radiotherapie aurait également causé une contracture capsulaire. j’ai eu recours à une reconstruction. 3 semaines plus tard, une autre contracture capsulaire.. cette fois ci de niveau 4 avec douleurs et déformation sein. Mes prothèses sont au salin. Mon chirurgien me propose de Les changer pour des prothèses au silicone en me disant que le Reis que DE contracture capsulaire est bcp moins élevé avec ce type de prothèse.. pouvez vous m’éclairer sur le sujet? MERCI 😊

    • Dr. Yohann DERHY
      13 novembre 2016

      Bonjour, je ne suis pas convaincu que la prothèse mammaire en silicone ait moins de risque de contracture que la prothèse en serum physiologique. En fait, votre chirurgien souhaite probablement opter pour une paroi d’implant texturée qui aurait moins de risque de coques que la paroi lisse des implants en serum. Cela reste très théorique, surtout dans un contexte post-radiothérapie. Une couverture par un lambeau me semblerait plus opportune pour atténuer ce risque. Pour cela il faut vous examiner pour déterminer la meilleure option, en changeant complétement la stratégie thérapeutique. Cordialement,

  • madika
    16 juillet 2013

    je ne veux pas d’implant, tout simplement une prothèse suite à l’ablation d’un sein après cancer

    • Dr Yohann DERHY
      16 juillet 2013

      Bonsoir, Implant et prothese signifient la même chose. Il n’est pas toujours possible de recourir à cette technique après ablation du sein. Il faut vous faire examiner pour être certain que c’est la bonne option thérapeutique. Je reste à votre disposition, Dr Derhy